À la tribune du Conseil de sécurité des Nations unies, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a placé la lutte contre les violences sexuelles liées aux conflits au cœur des priorités internationales. En présidant ce débat de haut niveau à New York, la République démocratique du Congo a rappelé que le viol demeure une véritable arme de guerre utilisée pour terroriser les populations, déplacer les communautés et détruire durablement le tissu social.
Dans plusieurs zones en conflit, notamment dans l’Est de la RDC, les groupes armés continuent d’utiliser les violences sexuelles comme stratégie de domination. Femmes, jeunes filles, mais aussi hommes et garçons, sont victimes d’actes d’une extrême brutalité, souvent commis dans un climat d’impunité. Ces crimes provoquent des traumatismes physiques, psychologiques, économiques et sociaux qui fragilisent durablement les communautés.
S’exprimant au nom de la RDC, Judith Suminwa Tuluka a souligné que son pays n’a pas porté cette question devant le Conseil de sécurité pour évoquer uniquement son expérience nationale, mais pour contribuer à une réflexion mondiale face à un crime qui dépasse les frontières. Elle a insisté sur le fait qu’aucune paix durable n’est possible tant que les survivantes restent privées de justice, de réparation et de protection, tandis que les auteurs et leurs commanditaires échappent aux sanctions.
La Première Ministre a également affirmé que l’ambition de la présidence congolaise est de placer les victimes au centre des réponses internationales. Selon elle, il ne suffit plus de documenter les atrocités après les faits : la prévention, la justice et la lutte contre l’impunité doivent devenir des priorités.
À travers cette présidence du Conseil de sécurité, la RDC renforce son plaidoyer pour une application effective du droit international et une mobilisation accrue de la communauté internationale afin d’éradiquer les violences sexuelles comme arme de guerre dans les zones de conflit.
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