La réforme du système de distribution des manuels scolaires s’impose comme une priorité en République démocratique du Congo. Réunis à Mbanza-Ngungu, dans le Kongo Central, des experts du Ministère de l’Éducation Nationale et Nouvelle Citoyenneté ont engagé une réflexion stratégique pour corriger les dysfonctionnements observés dans les écoles secondaires.Soutenue par le Projet d’Apprentissage et d’Autonomisation des Filles (PAAF), avec l’appui de la Banque mondiale, cette initiative vise à revoir en profondeur les mécanismes d’acheminement des supports pédagogiques, notamment dans les filières scientifiques.
Les échanges ont mis en lumière des déséquilibres persistants dans la distribution des manuels. Certaines écoles disposent de stocks excédentaires, tandis que d’autres restent sous-équipées. Pour y remédier, les experts préconisent une planification fondée sur des données actualisées, notamment les effectifs scolaires remontés par les provinces.L’objectif est de fixer des critères précis pour une allocation plus juste, garantissant à chaque élève un accès réel aux ressources pédagogiques.
Moderniser la chaîne d’approvisionnement
La réforme envisagée dépasse la simple question de répartition. Elle ambitionne de transformer l’ensemble du dispositif logistique.
Selon Amiep Ntil, responsable au sein du projet PAAF, l’enjeu est d’améliorer la fluidité du système, depuis l’approvisionnement jusqu’à la livraison finale dans les écoles.
Parmi les solutions envisagées figurent la rationalisation des circuits de distribution, la mise en place de points de stockage de proximité et l’introduction d’outils de suivi permettant de contrôler le parcours des manuels. L’intégration de la géolocalisation des établissements devrait également renforcer la transparence du processus.
Un levier pour améliorer l’apprentissage
Au-delà de la logistique, cette réforme est perçue comme un facteur clé pour rehausser la qualité de l’enseignement. L’accès équitable aux manuels scolaires, en particulier dans les disciplines scientifiques, constitue un préalable indispensable à de meilleures performances éducatives.À l’issue de l’atelier, des recommandations opérationnelles sont attendues pour instaurer un système durable, capable de corriger les insuffisances passées et de répondre efficacement aux besoins des écoles congolaises.