Vingt-cinq ans après son adoption par le Conseil de sécurité des Nations Unies, la Résolution 1325 sur les Femmes, la Paix et la Sécurité demeure un pilier essentiel de la promotion des droits des femmes dans les processus de prévention, de gestion et de consolidation de la paix. En République démocratique du Congo (RDC), cet anniversaire marque à la fois un moment de bilan et une opportunité de renforcer les engagements nationaux.
Adoptée en octobre 2000, la Résolution 1325 reconnaît le rôle central des femmes dans la prévention des conflits, la résolution des crises et la reconstruction post-conflit. Dans un pays marqué par des conflits armés récurrents, notamment dans l’Est, la RDC a progressivement intégré cet agenda à travers l’élaboration et la mise en œuvre de Plans d’Action Nationaux (PAN), dont le troisième (PAN 3) constitue une avancée majeure.
À l’occasion de ce 25ᵉ anniversaire, les autorités congolaises, la société civile et les partenaires techniques et financiers ont réaffirmé leur volonté commune de promouvoir une participation accrue des femmes aux processus de paix et de sécurité. Prenant la parole, le Coordonnateur national de la Résolution 1325 Mr Didier Lapiar, a souligné que cet anniversaire constitue « un moment de bilan, mais surtout un appel à l’action ». Il a rappelé que la RDC a réalisé des avancées notables à travers l’élaboration successive des Plans d’Action Nationaux, dont le PAN 3, élaboré sur base des leçons tirées du précédent plan et des consultations inclusives menées à tous les niveaux. « Notre responsabilité collective est de garantir une mise en œuvre effective des engagements pris, afin que les femmes participent pleinement aux processus de paix et de sécurité », a-t-il insisté.
De son côté, le ministre du Genre, Famille et Enfant a réaffirmé la volonté politique du Gouvernement de faire de la Résolution 1325 un levier de transformation sociale. « La paix durable ne peut être construite sans la participation active des femmes. Le Gouvernement reste déterminé à renforcer leur protection, leur leadership et leur inclusion dans les instances de prise de décision », a déclaré le ministre, appelant à une synergie d’actions entre l’État, la société civile et les partenaires.
Malgré les progrès enregistrés, des défis majeurs subsistent, notamment la persistance des conflits armés et des violences basées sur le genre. À l’issue de cette commémoration, les acteurs ont plaidé pour un financement accru du PAN 1325 et une meilleure redevabilité, afin de traduire les engagements en impacts concrets pour les femmes congolaises.
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