Ituri : l’insécurité prive des milliers d’élèves de l’Exetat

Egalite Sans violence
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Malgré un contexte sécuritaire extrêmement tendu, la session de dissertation de l’Examen d’État se tient dans plusieurs centres de la province de Ituri. Mais sur le terrain, des milliers d’élèves finalistes restent exclus du processus éducatif à cause des violences armées persistantes.

Dans le territoire de Djugu, environ 40 % des candidats finalistes du secondaire n’ont pas participé aux épreuves préliminaires de l’Exetat, selon la société civile locale. En cause : l’insécurité grandissante qui continue de provoquer des déplacements massifs de populations et la fermeture de plusieurs écoles.

De nombreux élèves ont fui leurs villages pour se réfugier dans des sites de déplacés ou des zones plus sécurisées, souvent éloignées des centres d’examen. Cette situation compromet sérieusement leur parcours scolaire et réduit leurs chances de poursuivre leurs études.

Face à cette crise, certaines autorités éducatives ont procédé au redéploiement des candidats vers des centres situés à Fataki et Bunia. Toutefois, ces mesures demeurent limitées au regard du nombre important d’élèves déplacés vivant dans des zones enclavées.

Dans le territoire de Mambasa, les attaques attribuées aux rebelles ADF aggravent davantage la crise éducative. À Bule, plus de 80 000 déplacés vivent sur le site de la plaine de Savo, où les écoles sont fermées depuis près de six mois.

Malgré le maintien officiel des épreuves de dissertation, plusieurs acteurs éducatifs réclament des mesures exceptionnelles pour éviter qu’une génération entière d’élèves en Ituri soit sacrifiée par l’insécurité. 

Fiston Muanangani 

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