Kinshasa, 09 avril 2026 – Face à l’aggravation de la crise humanitaire et sécuritaire en République démocratique du Congo, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a relancé, ce jeudi, les travaux du Cadre national de concertation humanitaire (CNCH), avec un objectif clair : renforcer l’efficacité des réponses sur le terrain.
Dès l’ouverture de cette réunion stratégique tenue à Kinshasa, la cheffe du gouvernement a dressé un constat alarmant. Elle a évoqué une situation « d’une gravité particulière », marquée par des déplacements massifs de populations, une insécurité persistante dans plusieurs provinces, notamment à l’Est, et une pression croissante sur les services sociaux de base.
« Au-delà des chiffres, il y a une réalité choquante : des familles déracinées, des communautés fragilisées, des enfants privés d’école », a déclaré Judith Suminwa Tuluka, insistant sur l’urgence d’une action coordonnée.
Dans ce contexte, la Première ministre a appelé à une réforme en profondeur du CNCH afin d’en faire un véritable organe stratégique. Elle a plaidé pour une meilleure coordination entre acteurs humanitaires, institutions publiques et partenaires internationaux, tout en exigeant le respect des rôles de chacun.
Sur le plan sécuritaire, Judith Suminwa a réaffirmé la nécessité de garantir un accès humanitaire « rapide, sûr et sans entrave », condition indispensable pour atteindre les populations vulnérables. Elle a également insisté sur la protection des équipes humanitaires opérant dans des zones à haut risque.
Pour sa part, la ministre des Affaires sociales, Ève Bazaïba, a appelé à des recommandations concrètes et immédiatement applicables, notamment pour lever les obstacles administratifs freinant l’action humanitaire.
À travers cette relance du CNCH, le gouvernement congolais entend passer de la gestion de l’urgence à une dynamique durable de stabilisation, dans un pays où des millions de personnes restent affectées par des crises multidimensionnelles.
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