Kinshasa, le 31 janvier 2025– Le Président de la République, Félix Tshisekedi, a clarifié avec fermeté les conditions du dialogue national en RDC, dans un contexte marqué par l’agression persistante à l’Est du pays et les attentes croissantes autour d’un dialogue politique inclusif. Pour le Chef de l’État, le dialogue est envisageable, mais pas à n’importe quel prix.
Première exigence majeure : le dialogue, s’il devait avoir lieu, se tiendra exclusivement sur le sol congolais. Il sera conduit, organisé et encadré par les institutions de la République, dans le strict respect de la Constitution, des lois nationales et des principes démocratiques qui fondent le pacte républicain. Une position qui vise à préserver la souveraineté nationale et à éviter toute instrumentalisation extérieure du processus.
Félix Tshisekedi insiste toutefois sur un point central : le dialogue intérieur ne saurait servir de prétexte pour occulter les responsabilités internationales liées à l’agression contre la RDC. Selon lui, aucune concertation nationale ne peut relativiser une agression armée ni diluer les obligations des acteurs impliqués, tant au niveau national qu’international.
Sur le plan judiciaire, le Président réaffirme sa détermination à laisser la justice suivre son cours, avec rigueur et sans complaisance. Les crimes commis contre les populations civiles ne resteront pas impunis. Cette démarche vise à honorer la mémoire des victimes et à consolider l’État de droit, pilier de la stabilité nationale.
Enfin, le Chef de l’État trace une ligne rouge non négociable : il n’y aura pas de dialogue avec ceux qui ont commis des crimes contre les populations congolaises. Pour Félix Tshisekedi, la paix durable ne peut être construite sur l’impunité ni sur la négation de la souffrance des victimes.
À travers cette prise de position, le Président réaffirme une vision du dialogue fondée sur la souveraineté, la justice et la responsabilité, dans l’objectif de préserver l’unité nationale et la dignité du peuple congolais.
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